William AYACHE
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Caractéristiques
Poste : Défenseur latéral
Années à l'OM : 1987-1988 et de fév à juin 1991
Nationalité : Français
Né le : 10 janvier 1961
à : Alger
Surnom(s) :
Situation actuelle
Clubs
- Tarbes
- 1979-1986 : FC Nantes
- 1986-1987 : Paris Saint-Germain
- 1987-1988 : Olympique de Marseille
- 1988-1989 : FC Nantes
- juil-nov 1989 : Girondins de Bordeaux (
- nov 1989-1990 : Montpellier HSC
- 1990-fév 1991 : OGC Nice
- fév-juin 1991 : Olympique de Marseille
- 1991-1992 : Nîmes Olympique
- 1992-1996 : AS Cannes
Palmarès
En club
- 1980 : Champion de France D1 (FC Nantes)
- 1981 : Vice-champion de France D1 (FC Nantes)
- 1983 : Champion de France D1 (FC Nantes)
- 1983 : Finaliste de la Coupe de France (FC Nantes)
- 1985 : Vice-champion de France D1 (FC Nantes)
- 1986 : Vice-champion de France D1 (FC Nantes)
- 1990 : Vainqueur de la Coupe de France ( Montpellier HSC)
Carrière internationale
- 20 sélections entre 1983 et 1988
- 1984 : Champion Olympique
- 1985 : Vainqueur de la Coupe Intercontinentale
- 1986 : Demi finaliste du Mondial
Carrière d'entraineur
- 1996 : AS Cannes
- 1996-2000 : (adj) Athletic Bilbao
Distinctions à titre personnel
Description
Né à Alger et issu d'une famille juive-pied noire, c'est à Tarbes que le jeune William fait ses premières classes. La légende voudrait que l'entraîneur de l'équipe mînimes de William a écrit de sa plus belle plume à Robert Budzynski, alors entraîneur des canaris, pour lui dire tout le bien qu'il pensait de son jeune protégé.
W. Ayache débarque donc à 18 ans en Loire-Atlantique et justifie rapidement tout le bien qu'on pense de lui. Il s'impose dès sa première saison, jouant 22 matches. Arrière latéral dans le pur style de l'époque, tonique et endurant, William pouvait jouer indifféremment à gauche ou à droite.
C'est donc à Saupin que William a connu ses premières années au plus haut niveau et sans doute ses meilleurs souvenirs en club. Entouré de la génération dorée, des Bibard, Touré, Tusseau, W. Ayache s'affirme comme un des meilleurs arrières latéraux français, ce qui lui vaut de nombreuses sélections en équipe de jeunes puis avec les grands. Il est sélectionné pour les jeux olympiques 1984 avec l'équipe des moins de 23 ans et remporte son premier et seul titre international, avec une belle bande de copains.
Les saisons magiques réalisées par les nantais au début des années 1980, avec notamment deux titres de champion, permettront à un certain nombre de canaris de connaître la grande équipe nationale. W. Ayache apprécié pour son parfait parrallélisme avec Manu Amoros, sera alors convoqué à 20 reprises sous la tunique bleue, participant à l'épopée de 1986, pour une coupe du Monde mexicaine perdue en demie-finale. William ne le sait pas encore mais il vit là les plus belles pages de sa carrière. Car le passage alimentaire au PSG en 1987, suivi par un séjour sans passion sur la Canebière, ne lui permettront pas d'accroître son palmarès, à défaut de faire les beaux jours des deux clubs pré-cités. Désireux de revivre des émotions, il décide en 1988 de rentrer au bercail, à Nantes. Il revint malheureusement aux pires heures de la dictature Blazevic, époque où les dépositaires du jeu à la nantaise, (dont on se demande aujourd'hui s'il a vraiment existé ou s'il s'agit d'un mythe créé de toute pièce), s'appellaient Mo Johnston et Tierno Youm. Excusez du peu !
Fin 1989, après un passage furtif chez les Girondins (qu'il aurait souhaité rejoindre deux ans plus tôt lorsqu'ils flambaient), Ayache démarre son tour de la côte d'Azur, histoire de débuter une pré-retraite dorée sur les bords de cette Méditérannée qui lui est chère. Un passage dans l'Hérault, puis à Nice, puis un retour express à Marseille, avant de finalement trouver son bonheur chez les crocodiles gardois fraîchement remontés en D1, en 1991-1992, saison au cours de laquelle il put retrouver à Nîmes ses compagnons de la génération 1984, Philippe Vercuysse et Jean-Claude Lemoult.
En 1992, Ayache se pose définitivement à l'AS Cannes, un club prometteur doté d'un centre de formation prolifique. L'équipe vient d'être reprise en main par Luis Fernandez qui veut faire de l'AS Cannes une équipe fringante, comme en témoignent les propos de Luis, spécialiste ès digressions sans queue ni tête : « Ici, c’est Babylone. Trois Juifs (Michael Madar, Ayache et Kither), deux Arabes (Khirat et Kader Ferhaoui), deux Arméniens (Pascal Bedrossian et Gilles Hampartzoumian) un Hollandais (Hoot), un Hongrois (Marton), quelques Français des colonies, un Allemand (Ernst), et voilà le travail... C’est mieux que dans l’équipe du PSG dans laquelle j’évoluais il y a quelques années. Et on ira plus loin, au moins dans l’accomplissement de ce que je veux faire ». Cette équipe, dans laquelle règne une très bonne ambiance, marquera la fin de carrière de William. Et pour l'accomplissement dont parlait Luis, il faudra repasser.
En 1995, 3 saisons et 44 matches plus tard, alors que le club est à l'aube de sa déliquescence, Ayache raccroche, pour entrer dans le staff, orphelin de Luis Fernandez, parti à la capitale pour gagner des titres.

