Daniel BRAVO

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Sommaire

Caractéristiques

Poste : Milieu

Années à l'OM : 98/99

Nationalité : Français

Né le : 9 février 1963

à : Toulouse

Clubs

  • Cugnaux
  • 1980-83 OGC Nice France (7 buts)
  • 1983-87 AS Monaco France (22 buts)
  • 1987-89 OGC Nice France (18 buts)
  • 1989-96 Paris SG France (22 buts)
  • 1996-97 Parme AC Italie
  • 1997-98 Olympique Lyonnais France (4 buts)
  • 1998-99 Olympique de Marseille France (2 buts)
  • 1999-00 OGC Nice France

Palmarès

En club

  • Premier match en D1 : Nice - Metz le 24 juillet 1980
  • 483 matchs en D1 pour 75 buts
  • Champion de France 1994 avec le PSG.
  • Vice-champion de France D1 1993 et 1996 avec le PSG.
  • Vice-champion de France D1 1984 avec Monaco.
  • Vice-champion de France D1 1999 avec Marseille.
  • Vice-champion d'Italie série A 1997 avec Parme.
  • Vainqueur de la Coupe de France 1993 et 1995 avec le PSG.
  • Vainqueur de la Coupe de France 1985 avec Monaco.
  • Finaliste de la Coupe de France 1984 avec Monaco.
  • Vainqueur de la Coupe de la Ligue 1995 avec le PSG.
  • Vainqueur de la Coupe des Coupes 1996 avec le PSG.
  • Finaliste de la Coupe de l'UEFA 1999 avec Marseille.
  • 1/2 finaliste de la Coupe de l'UEFA 1993 avec le PSG.
  • 1/2 finaliste de la Coupe des Coupes 1994 avec les PSG.
  • 1/2 finaliste de la Ligue des champions 1995 avec le PSG.

Carrière internationale

  • Vainqueur de l'Euro 1984 avec l'équipe de France A.
  • 13 sélections et 1 but en équipe de France A entre 1982 et 1989.
  • Première sélection : le 23 février 1982, France-Italie (2-0)
  • Dernière sélection : le 11 octobre 1989, France-Écosse (3-0)
  • International France Espoirs (9 sélections), Militaires et Juniors.

Description

Né à Toulouse, le jeune Daniel débute à la JS Cugnulaise avant d’entrer au sport et études. De nombreux clubs se pressent pour l’enrôler et en 1980, il choisit l’OGC Nice. Après une saison en équipe réserve, il fait ses débuts en D1 à 17 à peine, face à Metz au poste d'attaquant. Avec sa gueule d’ange et ses cheveux légèrement blonds, il devient l’icône de la baie éponyme, qui voit en lui un futur. Ascension fulgurante, malgré les résultats en accord avec les couleurs du clubs : rouge et noire. Alors que l’OGC Nice retrouve la D2 en 1982, Daniel, lui, est appelé en équipe de France pour une rencontre amicale contre l’Italie. Ce soir là la France bat son éternel rival italien, qu’elle n’avait plus battu depuis 61 ans. La France le découvre au grand jour et il gagne son surnom de « Petit prince » en marquant le 2ème but français. Fidèle à ses couleurs il reste une saison en D2 à Nice avant de rejoindre le grand club voisin de l’AS Monaco.

Sur le Rocher, le rêve se poursuit. Auteur d’une saison pleine avec 34 matchs, il est même retenu dans le groupe pour l’Euro 1984. Il rentre face à la Yougoslavie, remplaçant Jean-Marc Ferreri. Par la suite, sa carrière internationale s’écrira en pointillé. Sa deuxième saison monégasque est un peu plus terne, gâchée par des blessures, et Daniel rentre dans le rang. Elle redécollera en 1985 : auteur de 8 buts, il semble confirmer les espoirs placés en lui. Mais la saison suivante il se blesse gravement. A la fin de la saison, il est échangé avec Mège : retour à la case départ à Nice.« Du Daniel Bravo d’avant, raconte-t-il, il ne reste plus que des coupures de presse.. Des bouts de papier. Avec le recul, je me rends compte que je me suis brûlé les ailes. » Sans blague ? propulsé star trop tôt, Daniel peinera à assumer son statut. Après 2 saisons à Nice, il revient bien et termine la saison 1988/89 à 15 buts. Le PSG toque à la porte.

Il signe pour 4 ans pour « prouver quelque chose. Au départ, je ne pensais pas rester plus. » A Paris, Daniel vivra la transition enter Borelli et l’ère Canal +.« J’ai connu les deux PSG. Celui de Borelli, du centre d’entraînement minable, des équipements qu’on lavait nous-mêmes991, Canal + arrive. Du PSG, il ne reste plus que le nom. C’est devenu un autre club. Surtout, il n’y a plus le droit à l’erreur. ». Titulaire les 2 premières saisons, l’arrivée d’Arthur Jorge le cantonne au banc de touche, même s’il rentre régulièrement. 12ème ou 13ème homme, il souffre et tire la langue. « Jorge avait ses têtes, mais il avait des résultats. C’était donc dur de l’ouvrir. J’étais remplaçant et dès que je rentrais sur la pelouse du Parc, j’étais sifflé. Après les matches, je me disais : mais merde qu’est ce que je fous là ? Le lendemain, chez moi, je changeais d’avis : OK, la situation est compromise mais tu es à Paris, tu joues parfois. Et puis il y avait mon orgueil. Je savais que je n’étais pas mort. » Lorsque le technicien portugais part après un beau palmarès (1 coupe de France 1993 et 1 championnat 1994), c’est l’éclaircie. Luis Fernandez replace l’ancien attaquant en milieu défensif et à son nouveau poste, Daniel retrouve le plaisir de jouer « C’est comme si j’avais commencé une nouvelle carrière. Avant, les gens disaient : ce Bravo, il a été gâté par la nature et puis il ne fait rien. Aujourd’hui, tout le monde dit que je suis un battant, que je suis devenu irremplaçable même avec près de 450 matches dans les jambes ! ». Après une Coupe de France et une Coupe de la Ligue en 1995 puis la Coupe des Coupes 1996, Daniel part pour l’Italie, direction Parme.

Sa saison italienne est délicate dans un effectif étoffé il peine à trouver sa place, la faute à un physique idoine et un âge avancé (33 ans). Après une saison, il rentre en France et pose ses valises à Lyon. Sur les bords du Rhône, il ne joue pas, la faute à des blessures. Il part alors terminer sa carrière à l’OM. Au sein d’une équipe en quête de gloire, il est joker de luxe au milieu du terrain, barré par Eric Roy. L’équipe échoue en finale de l’UEFA et termine 2ème . A 36 ans, il boucle la boucle après une carrière bien remplie signant un bail d’une saison dans son club d’origine.


Liens

Daniel Bravo sur Afterfoot.com