Présidents
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René Dufaure de Montmirail
A la fin du XIXème siècle (1899), c’est le sportif du dimanche et assureur de son état René Dufaure de Montmirail qui créée l’OM et devient ainsi son premier président. Son monogramme DM donne le sigle OM. Les De Montmirail sont encore assureurs à Marseille aujourd’hui. Les présidents sont alors des présidents d’association, sportifs eux-mêmes et élus par le conseil d’administration du club. On a un président général et un président pour la section football de l’OM.
Henri Raynaud
Saby Zaraya
Commerçant de son état, Saby Zaraya, engloutit toute sa fortune personnelle dans l'achat du club. Il purge l'équipe en se séparant des gloires Anderson, Scotti et des autres anciens des années 1950 : l'effectif entier est renouvellé et l'équipe chute en deuxième division pour la première fois de son histoire, en 1959. Le public marseillais prend Saby Zaraya en grippe. Un soir il est même obligé de sortir du stade incognito pour éviter les foudres populaires et dit alors à l’entraineur : « Vous voyez M. Jean Robin, j’en suis de 40 millions de ma poche et je dois m’enfuir comme un voleur… ». Saby Zaraya recruta le mythique entraineur brésilien Otto Gloria, qui fit remonter l'équipe dans l'élite en 1963, mais Gloria doit rentrer au Brésil et l’équipe retombe aussitôt en D2 l'année suivante.
Marcel Leclerc
Le Président Leclerc, corse d’origine, patron du journal But, fut le premier président "mythique" du club. Il reprend l’OM en D2 en 1967, recrute Josip Skoblar l'aigle dalmate, gagne la coupe de France en 69 et donne au club son premier doublé coupe/championnat en 1972. C’est lui qui se jette tout habillé dans le Vieux Port en 69 après la victoire contre Bordeaux. Il resté dans les mémoires pour ses relations orageuses avec un autre personnage non moins mythique de Marseille, son maire Gaston Deferre. A cette époque les joueurs étaient payés à la prime, système qui fit alors preuve d'une certaine efficacité. Marcel Leclerc fut limogé en 1972 pour des problèmes de gestion financière. Il restera dans la mémoire populaire comme un personnage haut en couleurs dont les déclarations fracassantes faisaient alors trembler le petit monde français du ballon rond.
Bernard Tapie
Président du club d'avril 1986 à décembre 1995. Bernard Tapie est né le 26 janvier 1943, dans le 20e arrondissement de... Paris. Homme d'affaires, il a réussi en partant de rien. Sans diplôme, il commence comme VRP et vend des téléviseurs en porte à porte. Sa tchache fait merveille et il connait un grand succès. Ambitieux, il développe peu à peu ses activités. Dans les années 80, il se fait le spécialiste des rachats d'entreprises en difficulté, lesquelles, une fois "restructurées", sont revendues avec d'importantes plus-values : Testut, Manufrance, Adidas, etc.
Homme politique de gauche, il est député des Bouches-du-Rhône au début des années 90, rééelu en 1993. Il incarne l'ouverture à la société civile opérée par le gouvernement de Pierre Bérégovoy, en étant ministre de la Ville.
Le "boss", son surnom au sein du club, arrive à l'OM en avril 1986. Le club stagne alors en première division et ne parvient pas à retrouver son lustre d'antan. Avec une politique d'achat de stars, Tapie place le club en trois ans au sommet du football national. Sous sa présidence, le Stade Vélodrome vit de nombreux grands joueurs. Jean pierre Papin fut par exemple ballon d'or européen en 1991 et Abédi Pelé fut ballon d'or affricain en 1991 et 1992. L'OM fut classé numéros 1 européen des clubs trois années de suite.
Surtout, entre 1989 et 1993, le palmarès du club s'enrichit de 5 titres de champion de france (le dernier ayant été retiré administrativement après l'après l'affaire OM-VA de 1993), 1 coupe de france en 1989, et 1 Ligue des Champions en 1993, gagnée face au Milan AC (1-0). Deux ans plus tôt, en 1991, l'OM accéda déjà à la finale de l'épreuve, appelée alors Coupe des clubs champions. A Bari (Italie), l'OM s'inclina aux tirs aux buts face à l'Etoile rouge de Belgrade, équipe largement à sa portée.
Malgré les coulisses de ces succès et des méthodes pas toujours très catholiques, la grande majorité des supporters marseillais gardent un regard bienveillant sur Bernard Tapie.
Yves Marchand
Christophe Bouchet
Pape Diouf
Pape Diouf, de nationalité sénégalaise, né le 18 décembre 1951 à Abéché, au Tchad, est président de l'Olympique de Marseille depuis décembre 2004.
Le journaliste sportif
Originaire du Sénégal, il y retourne avec sa famille peu après sa naissance. Déjà passionné par le football, il débarque à Marseille à l'âge de 18 ans, avec pour injonction paternelle de devenir militaire. Mais Pape Diouf ne l'entend pas de cette oreille, et décide de vivre selon ses choix. Parallèlement à ses études à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence, il multiplie les petits boulots (manutentionnaire, coursier…) pour finalement entrer aux PTT, abandonnant par là même ses études. Il y rencontre Tony Salvatori employé comme lui des Postes, qui le fera entrer comme pigiste à La Marseillaise. Peu de temps après, il est embauché à temps plein, avec pour mission de suivre tous les événements de l'Olympique de Marseille. Douze ans après son entrée au journal, il rejoint le nouveau quotidien national sportif Le Sport, lancé par Xavier Couture. Hélas, l'aventure tourne court et le quotidien dépose le bilan.
L'agent de joueurs
À la suite de cette déconvenue, il devient agent de joueurs, dont les premiers seront Basile Boli et Joseph-Antoine Bell, tous deux évoluant à l'Olympique de Marseille. Il deviendra le plus grand agent de joueurs de France, ayant eu sous contrat des joueurs comme Marcel Desailly, Benoît Pedretti ou encore Didier Drogba.
Le dirigeant de club
En 2003, il rejoint l'Olympique de Marseille comme manager général du club, chargé des affaires sportives. Après le départ de Christophe Bouchet à l'automne 2004, il est nommé Président du directoire de l'Olympique de Marseille par le conseil de surveillance du club, au sein d'un triumvirat composé également de Vivian Corzani pour l'administratif et de Philippe Meurice pour les finances. En 2005 il devient officiellement Président de l'Olympique de Marseille sous l'influence de l'actionnaire majoritaire, Robert Louis-Dreyfus.
Il a été le protagoniste d'un des scandales qui ont secoué le paysage footballistique français au début de l'année 2006 en décidant d'aligner une équipe bis de l'Olympique de Marseille face au Paris SG pour le compte de la 30e journée de championnat de Ligue 1. Il avait en effet refusé d'envoyer l'équipe des titulaires, arguant du non-respect par les services de sécurité du PSG des normes de sécurité concernant l'accueil des supporters marseillais au Parc des Princes. Cette décision lui a attiré les foudres d'une partie du public français, de la Ligue de Football Professionnel et du diffuseur exclusif du championnat, Canal + ; mais elle lui a aussi permis de faire l'union sacrée autour de lui parmi les supporters olympiens. Pour la petite histoire, l'équipe phocéenne, emmenée par son capitaine Alain Cantareil, a réussi a décrocher au terme d'un match héroïque un match nul honorable pour cette formation new-look.
Il demeure à ce jour le seul dirigeant de couleur d'un grand club de football français, voire européen.
Robert Louis-Dreyfus (actionnaire)
Robert Louis-Dreyfus fut un président qui aura vécu une histoire tumultueuse avec ce club et il n'a pas l'aura qu'un Berrnard Tapie dans le coeur des supporters. Il racheta l'Om après avoir été appelé par la mairie de Marseille, il arriva avec l'ambition de faire de l'Olympique de Marseille le Bayern du Sud et appliqué les méthodes de développement et de gestion de ce monument qu'est le Bayern de Munich. Pour cela il investira une grande partie de ses fonds propres pour construire une équipe avec des joueurs de talents comme Laurent Blanc, Christophe Dugarry, Robert Pires et Fabrizio Ravanelli. L'Om retrouva alors les sommets européens en enchainant sur une finale de coupe de l'uefa perdu contre le parme fc de cannavarro et perdit le titre lors de la dernière journée face aux Girondins. Une modernisation des infrastructures du club est engagé ainsi qu'un développement média avec la création d'une chaine de télévision dédié à l'Olympique de Marseille. Une leucémie brisa l'élan de Robert Louis-Dreyfus, et le forcit à prendre du recul sur l'Olympique de Marseille. De nombreux problèmes de gestions du club se firent sentir , et une instabilité dans le secteur sportif se fit sentir qui faillit entrainer le club vers la ligue 2 à deux reprises. La justice eu son mot à dire sur certains mouvement de joueurs et il fut condamné pour abus de biens sociaux et trois ans de prisons avec surcis pour l'Affaire des comptes de l'Om.
Lui qui aura injecté 200 millions d'euros dans l'Olympique de Marseille sera vivement critiqué par les supporters, qui demandèrent son départ et qui proférèrent des insultes à son encontre et aussi sur son entourage dans les travées du Vélodrome.
Lassé et de plus en plus touché par sa maladie Robert Louis-Dreyfus va laissé le contrôle de l'Olympique de Marseille a ces hommes de confiance qui vont géré le club au sein d'un conseil de surveillance.
Robert Louis-Dreyfus n'aura remporté qu'un seul titre avec l'Olympique de Marseille en 2005 en remportant la coupe Intertoto, en 2007 il faillit vendre le club à l'homme d'affaire Canadien Jack Kachkar... Le meilleur Surprise Surprise de Marcel Béliveaux a eu lieu au stade Vélodrome avec cet escroc canadien. Suite au renouveau sportif et à la gestion de Pape Diouf qui enchante RLD car il a réussi à rétablir la santé financière de l'Om, il suspendit la vente de l'Om.
Suite à son décès en juillet 2009 , la commanderie sera renommé centre d'entrainement Robert Louis-Dreyfus. Sa femme Margerita Louis-Dreyfus le remplaça à la tête d'Eric Soccer société anonyme qui contrôle l'olympique de Marseille.
- "Je ne regrette évidemment pas d'être venu à Marseille, je m'amuse beaucoup, je m'en veux juste de ne pas avoir bien estimé la portée de l'exposition. Ça m'énerve d'être devenu un homme aussi public, je ne veux pas me prendre pour Greta Garbo, ni entretenir une légende de quelqu'un de mystérieux ou d'énigmatique. Seulement, les gens ont du mal à comprendre que je ne suis pas venu à Marseille pour me faire connaître, ni me montrer. Dans mon petit esprit, je croyais qu'être le patron d'Adidas était beaucoup plus médiatique qu'un fauteuil de président de l'OM". @ RLD, dans FF, Décembre 2002.
Margerita Louis-Dreyfus (actionnaire)





