Eric ROY
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Caractéristiques
Poste : Défenseur
Années à l'OM : 96/99
Nationalité : Français
Né le : 26 septembre 1967
à : Nice
Situation actuelle
A pris sa retraite de joueur en 2004.
Clubs
- 1988-1992 : OGC Nice
- 1992-1993 : Sporting Toulon Var
- 1993-1996 : Olympique Lyonnais
- 1996-1999 : Olympique de Marseille
- 1999-2000 : Sunderland
- 2000-2001 : ES Troyes AC
- 2001-2002 : Rayo Vallecano
- 2002-2004 : OGC Nice
Palmarès
Description
Né à Nice c'est tout naturellement sous le rouge et le noir qu'Eric entame sa carrière pro en cet été 1988. Au contact du Petit prince Daniel Bravo ou encore du Capitaine Fracasse Jules Bocande et enfin du vieux Robby Langers, il va apprendre le métier de porteur d'eau et de coupeur de citron du milieu de terrain. N°6 avec un touché de balle pas dégueulasse, il aurait souvent pu briller en n°8 à l'ancienne. Eric Roy, qui n'est pas le fils de Monsieur et Madame Royestmort restera à Nice même après la rétrogradation administrative de 1991. Après 1 an en D2, il est temps pour lui d'aller parcourir le monde, enfin pas trop loin parce que bon... Il arrive donc à Toulon en 1992. Alors que les vieilles gloires des années 80 sont parti depuis longtemps, Eric va connaître sa première relégation sur le terrain : malgré un Luc Borelli merveilleux dans les caisses, le Sporting termine 19ème...
Eric a cependant tiré son épingle du jeu et c'est le petit club aux dents qui rayent le parquet qui le repère : l'OL. A l'époque, les stars lyonnaises s'appelaient Franck Gava, Manuel Amoros, Jean-Luc Sassus ou Florian Maurice. Avec son maillot Justin Bridou l'OL est la risée du championnat et connaît un parcours en dents de scie, la 2ème place en 1995 n'étant qu'un mirage. Cette expérience en haut de ventre mou apportera à Eric Roy une certaine maturité dans son jeu, une humilité qui est gage de réussite au poste de milieu défensif. Après l'épopée lyonnaise en Coupe de l'UEFA 1996 (le club se hissera jusqu'en 8ème de finale, défait par Nottingham Forrest après avoir vaincu la Lazio de Rome), Eric Roy décide de rejoindre l'autre Olympique, histoire d'être sûr.
Arrivé chez un jeune promu au recrutement faussement ambitieux (Iordan Letchkov, Reynald Pedros...), Eric Roy écrira sans doute les plus belles pages de sa brillante carrière. Le club phocéen passe la surmultipliée pour retrouvé son lustre d'antan, et le recrutement est enfin ambitieux (Laurent Blanc, Christophe Dugarry, Fabrizio Ravanelli ou Robert Pires...). Attendu plus comme un remplacent, il se forge une place de titulaire au sein de l'équipe, formant avec Luccin ou Frédéric Brando une paire de 6 solide et efficace. Après l'échec de la saison 1998/99, qui verra les marseillais rater le titre et la finale de la Coupe UEFA, il sera temps pour Eric de s'exiler à l'étranger comme tout grand joueur.
Mais comme un grand joueur qu'il n'est pas, il fera le mauvais choix, à Sunderland, où il passera 1 an et demi sur le banc avant de revenir à Troyes au mercato d'hiver 2001. S'intégrant mal dans l'effectif troyens, il tentera sa chance en Espagne, à Madrid... enfin sa banlieue, parce que bon, il ne faut pas abuser non plus. Une saison au Rayo Vallecano plus tard, il rentre au bercail où Gernot Rohr est en train de constituer une belle équipe de joueur prêté, revanchards à souhaits, qui fera trembler la L1 durant 6 mois : avec des José Cobos, des Kaaba Diawara et des Pancho Abardonado, les aiglons jouent le titre jusqu'au mois de mars avant de s'effondrer. Il raccrochera 2 ans plus tard, poussé vers la sortie, après une carrière bien remplie.

